
Des plans vrais, sans détour
Pas là pour discuter météo. Ras-le-bol de fantasmer sans agir, j’ai juste envie d’un vrai plan cul à Strasbourg. Je ne cherche pas de grandes promesses ni de longues conversations, juste un corps contre le mien, ici et maintenant. Que tu sois du côté de la Krutenau, que tu traînes souvent à Petite France ou que tu sois plutôt Grande Île, peu importe : ce soir, j’ai envie de sentir quelqu’un, de vibrer, de me laisser aller sans prise de tête. Je suis une femme divorcée, libre, qui assume ses envies et qui n’a plus envie d’attendre. Si toi aussi tu veux passer à l’action, sans détour, alors on est sur la même longueur d’onde. Je te veux vraiment, là, tout de suite.
Ce soir, j’ai laissé tomber les faux-semblants. J’ai enfilé ma robe noire, celle qui épouse mes hanches et me rappelle que je suis vivante, femme, entière. J’ai marché dans les rues de Strasbourg, la tête haute, le cœur battant, le corps en manque. J’en ai assez de fantasmer seule, de me contenter de souvenirs ou de caresses furtives sous la douche. J’ai envie d’un vrai plan cul à Strasbourg, d’un corps contre le mien, d’une chaleur brute, sans promesse ni lendemain.
Je me suis perdue dans la Krutenau, ce quartier où j’ai tant ri, tant pleuré, tant espéré. Les terrasses débordaient de rires, les regards s’accrochaient, et j’ai senti le désir monter, cette tension délicieuse qui me fait frissonner. J’ai croisé des hommes, des femmes, des possibles. J’ai imaginé leurs mains sur ma peau, leurs lèvres sur ma nuque, leurs souffles courts dans le creux de mon oreille. J’ai envie de sentir la morsure douce d’un baiser volé, la pression d’un bassin contre le mien, la chaleur d’un corps qui répond à mes envies.
J’ai continué vers la Petite France, ce décor de carte postale où j’ai souvent rêvé d’amour. Mais ce soir, je ne veux pas d’amour. Je veux du sexe, du vrai, du simple, du direct. Je veux sentir la moiteur de la nuit, la sueur sur nos peaux, les draps froissés, les soupirs étouffés. Je veux qu’on me prenne sans détour, qu’on me fasse oublier mon prénom, qu’on me rappelle que je suis femme, désirée, désirante.
Sur la Grande Île, les pavés résonnaient sous mes talons. J’ai repensé à toutes ces nuits passées à attendre, à espérer, à fantasmer sans jamais oser. Ce soir, je ne veux plus attendre. Je veux agir, goûter, mordre, jouir. Je veux un plan cul à Strasbourg, ici, maintenant, sans détour, sans promesse, juste la vérité de deux corps qui se cherchent et se trouvent.
Je n’ai plus peur du regard des autres, plus peur de mes envies. Je suis là, brûlante, prête, impatiente. Je te veux vraiment, là, tout de suite.